Anhydroglucitol 2 Influence des cellules bêta qui produisent l’insuline sur la production d’anhydroglucitol par le foie.

Contexte

Le diabète sucré se définit par une hyperglycémie à jeun, postprandiale ou une élévation de l’hémoglobine glyquée (HbA1c). Il concerne aujourd’hui plus de 400 millions de personnes dans le monde. Les formes les plus courantes, de type 1 (T1D) et de type 2 (T2D), sont caractérisées par une perte progressive de la masse et de la fonction des cellules bêta pancréatiques. Cette perte n’est actuellement pas mesurable directement chez l’humain vivant, ce qui complique la détection précoce de la maladie et limite les possibilités d’interventions préventives ou précoces. 

Des études récentes ont mis en évidence un possible rôle de certains biomarqueurs métaboliques, notamment le 1,5-anhydroglucitol (1,5-AG) et des lysophosphatidylinositols (lysoPIs), dans le suivi du déclin des cellules bêta. En effet, ces substances, par une interaction encore non comprise entre le pancréas et le foie pourraient servir de marqueur de la masse cellulaire fonctionnelle des cellules bêta. La relation entre le 1,5-anhydroglucitol, les lysophosphatidylinositols et la masse des cellules bêta reste encore à préciser.

Objectif de l’étude : 

Le but de ce projet de recherche est de mesurer les taux de 1,5-anhydroglucitol et d’autres molécules pour l’identification de marqueurs dans le domaine du diabète dans le sang, de déterminer si ceux-ci sont en relation avec la fonction des cellules bêta et si un changement de ces taux permet de prédire l’arrivée du diabète.

Critères d’inclusion : 

  • Enfants et adolescents de 12 à 16 ans
  • BMI > 97ème percentile
  • Capacité à donner un consentement éclairé, attestée par une signature. 

Critères d’exclusion : 

  • Patients atteints d’un diabète sucré de type 1 et présentant des auto-anticorps positifs dirigés contre les îlots pancréatiques, l’insuline, IA-2, GAD65 ou ZnT8.
  • Patients connus pour une maladie du foie (hors MASLD)
  • Patients traités avec des antidiabétiques oraux, GLP-1 analogues ou de l’insuline, au moment ou à moins de 2 semaines précédant l’inclusion.
  • Patients traités avec un médicament connu pour affecter la fonction du foie. 

Taille de l’échantillon : 

La taille de l’échantillon de l’étude est de 50 patients, suivis au sein de l’unité d’endocrinologie et de diabétologie pédiatriques des HUG, et de 50 témoins non obèses appariés en âge et en sexe.

Déroulement de l’étude : 

  • Chez les patients inclus, la collecte des données est réalisée lors de visites cliniques aux HUG, dans le cadre de leur suivi métabolique habituel, au cours desquelles un test de tolérance au glucose (OGTT) est effectué. Durant cette visite, avec l’accord du patient, certains marqueurs biologiques supplémentaires, dont le 1,5 -AG, seront ajoutés au bilan sanguin habituel, et une échographie hépatique sera réalisée. 

Les données biologiques ainsi que l’échographie hépatique seront recueillies lors de la première visite (inclusion), puis à 24 mois d’intervalle. 

  • Pour les participants témoins, les données seront récoltées une seule fois au sein de la pédiatrie des HUG. 
Financement de l’étude

Cette étude est soutenue financièrement par la fondation Gertrud Von Meissner 

Equipe de recherche de Genève

Dr Philippe KLEE
Investigateur principal
Carole SALOMON
Infirmière de recherche
Professeur Pierre MAECHLER
Co-investigateur

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ANHYDROGLUCITOL

Anhydroglucitol comme mesure de la masse des bêta-cellules fonctionnelles chez les enfants avec diabète de type 1 – étude pilote

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