Nouvelle approche pour améliorer certains symptômes de la schizophrénie

Les personnes vivant avec une schizophrénie ou un autre trouble du spectre de la schizophrénie peuvent présenter différents types de symptômes. Si les traitements actuels permettent souvent de réduire les hallucinations ou certaines idées fausses, ils sont parfois moins efficaces sur d'autres difficultés, comme le manque de motivation, la diminution du plaisir ou le repli sur soi. Ces symptômes, appelés « symptômes négatifs », peuvent avoir un impact important sur la vie quotidienne et la qualité de vie.

Cette étude vise à déterminer si la stimulation magnétique transcrânienne (TMS), une technique non invasive déjà utilisée notamment dans le traitement de la dépression, peut contribuer à améliorer ces symptômes. La TMS utilise des impulsions magnétiques pour stimuler certaines zones du cerveau.

Comment se déroule l'étude ?

La participation s'étend sur trois mois et comprend neuf journées réparties de la manière suivante :

  • une première visite d'environ 3 heures comprenant un entretien clinique et une IRM ;
  • cinq journées consécutives de traitement, du lundi au vendredi, entre 9h00 et 15h30. Chaque séance de stimulation dure 3 minutes et est espacée d'environ 50 minutes ;
  • trois visites de suivi d'environ 2 heures chacune, comprenant un entretien clinique et une IRM.

Les participantes et participants seront répartis au hasard en deux groupes : l'un recevra la stimulation magnétique transcrânienne active et l'autre une stimulation placebo. Ni les participantes et participants ni les chercheurs ne sauront quel traitement a été attribué pendant l'étude.

Les chercheurs évalueront l'évolution des symptômes, des capacités cognitives et de l'activité des réseaux cérébraux grâce aux différents examens réalisés avant et après le traitement.

Qui peut participer ?

Vous pouvez participer si vous :

  • avez entre 18 et 65 ans ;
  • avez reçu un diagnostic de schizophrénie ou d'un trouble du spectre de la schizophrénie.

Qui ne peut pas participer ?

Vous ne pouvez pas participer si vous :

  • êtes enceinte ou allaitez ;
  • portez certains éléments métalliques dans le corps ;
  • présentez une perte auditive importante ;
  • souffrez d'épilepsie.

Lieu

Campus Bioech, Chemin des Mines 9, 1202 Genève

Compensation financière 

Jusqu’à 1'150 CHF de rémunération (900 CHF pour la participation à l'étude auxquels peuvent s’ajouter jusqu’à 250 CHF de bonus liés à des jeux effectués pendant l’IRM)

Pre Indrit Bègue
professeure assistante et médecin hospitalo-universitaire, Département de psychiatrie HUG et Faculté de médecine UNIGE
Jade Awada
assistante doctorante, Département de psychiatrie HUG et Faculté de médecine UNIGE
Lorina Sinanaj
assistante doctorante, Faculté de médecine UNIGE
Myriam Trigilia
Psychologue et coordinatrice clinique, Département de psychiatrie HUG et Faculté de médecine UNIGE

Autres études

Adultes
Psychiatrie
The nightmare catcher

Le but de l'étude est de tester la thérapie par répétition d’imagerie mentale (RIM) sur divers symptômes du syndrome de stress post-traumatique (SSPT), principalement les cauchemars en lien avec un événement traumatique, au moyen d'un bandeau de sommeil.

En cours d'analyse