L’accouchement prématuré est responsable d’environ 75 % des décès chez les nouveau-nés. L’apparition précoce de contractions utérines, responsable de l’accouchement prématuré, peut être stoppée par un traitement dit tocolytique (médicament visant à diminuer les contractions utérines). Différents traitements tocolytiques sont disponibles, et tous agissent sur le muscle de l’utérus pour l’empêcher de se contracter. Cependant, les traitements tocolytiques actuels ne sont pas complètement satisfaisants car ils ne permettent pas de retarder l’accouchement de plus de 2 jours. La plupart de ces traitements peuvent également avoir des effets secondaires sur la mère (maux de tête, troubles gastro-intestinaux ou troubles cardiovasculaires) et sur l’enfant (troubles rénaux, cardiovasculaires ou respiratoires). L’objectif de notre projet est de mettre au point un système de diffusion des médicaments tocolytiques par nanoparticules permettant d’améliorer l’efficacité des traitements et de limiter les effets secondaires. Dans le cadre de ce projet, nous souhaitons utiliser des petits échantillons de muscle utérin pour tester, au laboratoire, la capacité de différentes associations de médicaments tocolytiques à stopper les contractions.
La participation est ouverte aux femmes enceintes, dès 18 ans, en bonne santé, et entre la 37ème et la 41ème semaine de grossesse, et devant subir une césarienne programmée. Sont en revanche exclues de l’étude, les patientes ayant une maladie infectieuse, porteuses du VIH, de l’hépatite B ou de l’hépatite C, ou ayant reçu un traitement tocolytique pour menace d’accouchement prématuré plus tôt dans la grossesse.
Cette étude fait partie intégrante d’un projet de recherche international, mené par des médecins et chercheurs des HUG (Service d’Obstétrique) et de l’Université de Genève. Cette partie du projet devrait concerner 45 femmes et sera intégralement menée au sein de la maternité de Genève. Nous effectuons cette étude en conformité avec la législation suisse. Nous suivons en outre l’ensemble des directives reconnues au niveau international. La commission cantonale d’éthique compétente a contrôlé et autorisé l’étude en Suisse. Cette étude a également été approuvée par le Médecin chef du service d’obstétrique.
Si vous acceptez de participer à cette étude, un échantillon de muscle utérin sera prélevé pour en faire don à la recherche. Cet échantillon de muscle prélevé fera approximativement la taille d’un demi-morceau de sucre et sera prélevé à l’endroit de l’incision faite pour la césarienne, avant la suture de cette dernière.
L’étude est intégralement financée par les HUG.


